1. J’ai commencé à suivre Johanne en 2012. Elle était en lice pour l’Urban Boxing. « Elle a une histoire » m’avait dit l’organisateur de l’évènement, « une vraie leçon de vie ! Je la surnomme Lucky Jo, tu comprendras pourquoi». Johanne est boxeuse professionnelle. Ce sport, elle l’a commencé à 14 ans. Elle donne naissance à son fils à 18, reprend, puis arrête à nouveau une année pour cause de cornée déchirée. En 2008 elle quitte sa Bretagne natale pour Marseille, pour donner un nouveau souffle à son ascension sportive. Mère célibataire, elle se confronte à la dureté de l’isolement, enchaîne les jobs à temps partiels, s’entraine chaque soir au prix d’1h30 de trajets pour rejoindre la salle d’entrainement de Saint Jérôme sans moyen pour faire garder son fils. Précarité, déclin de la qualité et du nombre d’évènements, cachets de misère… Sur fond de crise et de boxe féminine, l’histoire singulière de Johanne donne un visage aux centaines d’autres Lucky Jo. Des laissés-pour-compte qui font de leur malchance une force. A part une poignée de stars dans le sport, la plupart s’accrochent aux miettes. Un sacrifice pour la beauté de l’effort.

     

  2.  

  3. The belly button is making his coming out. It’s look like the dark eye of the pregnancy. It’s disgusting me, as the blood I see and loose everyday, by the teeth, by the nose. It’s a part of the process they say. Fear and desire. #desideriumtremens

     

  4. Mother & son’s fight. “Lucky Jo” documentary.

     

  5.  

  6. "Obsession de se confronter au monde, désir de prendre la route, d’aimer, de faire un enfant, mais aussi peur du retour, des conséquences, de la routine". Photo et texte extraits de Desiderium Tremens et ce moment où l’on sait qu’on est pas enceinte, pas ce mois-ci en tout cas, ce moment où on est entre soulagement et déception. Soulagement et déception… Peur et désir… Montée d’adrénaline et routine… Puis finalement plus aucune peur, juste l’attente pendant la transformation, physique d’abord puis de sa propre vie. Ces mois où j’ai l’impression d’être en colocation. Sérénité et inquiétude… L’attente du prochain voyage, qui ne se fera plus seule, ni même plus à deux, mais à trois. Bientôt. L’attente de lui faire une place dans ma photographie, le seul mode d’expression que je connaisse, le seul qui m’aille, à moi, la silencieuse, la "pas très bavarde". Je l’aime déjà. Acceptera-t-elle d’entrer dans ma photographie? Désir tremblant.

     

  7. Work in progress. Lucky Jo’s documentary.

     

  8. "Frustration takes me to a bad place, they all try to tell me. It’s time, there’s gonna be a fight".

     

  9. He loved her, he loved her, and until he’d loved her she had never minded being alone….

     

  10. On special report at the Opera.

     

  11. My mind rebels at stagnation. Give me problems, work, the most abstruse cryptogram, or the most intractable analysis, and I am in my own proper atmosphere. But I abhor the dull routine of existence. i crave for mental exaltation.

     

  12. Everyday life is a dark passenger. Desiderium Tremens.

     

  13. Fear to let the moment go. Fear to lost love. Because there’s no rest without love, no sleep without dreams of love- be mad or chill obsessed with angels or machines, the final wish is love -cannot be bitter, cannot deny. Desiderium Tremens.

     

  14.  

  15.